Cyberattaque chez Fleury-Michon

Cyberattaque chez Fleury-Michon

Dans la nuit du 10 au 11 avril 2019, Fleury-Michon a été touché par un virus informatique. Par mesure de sécurité, l’ensemble des systèmes ont été déconnectés, pour éviter la propagation des systèmes infectés. Les usines ainsi que l’unité logistique ont été mises à l’arrêt le jour-même, avait précisé le groupe dans un communiqué.


Pendant ce temps, des équipes ont mené les réparations nécessaires pour amener à la remédiation des services impactés. Après plusieurs jours de vérifications et de sécurisation l’activité a pu reprendre aux alentours du 15 avril pour revenir à la normale.


Le groupe agroalimentaire a tenu à communiquer que l’impact financier serait limité et qu’il sera couvert par leur cyberassurance. Le groupe a salué la réactivité des différentes équipes intervenues et a remercié leur engagement à résoudre rapidement l’incident.


Une cible majeure ?

On peut facilement comprendre que l’impact et le poids d’un tel groupe s’avérerait très intéressant pour les cybercriminels : Fleury Michon a réalisé en 2018 un chiffre d’affaires de 725,3 millions d’euros et emploie 3 500 personnes en France.


Néanmoins il était rare jusqu’alors que les industries soient touchées par les cyberattaques, nous avons pu constater par le passé qu’il s’agissait des banques et le monde de la santé qui y étaient durement confrontés.


Contrairement aux idées reçues qu’elles soient grandes ou petites les entreprises mal protégées peuvent toutes être victimes de cyberattaques.


Récemment les entreprises font de plus en plus face à des attaques de spear phishing, c’est à dire des attaques très ciblées, et non plus des attaques de masse comme nous avons pu connaître auparavant. Il s’agit souvent dans ce genre de cas, de rançongiciels, ce qui signifie que le cybercriminel demande une rançon monétaire à sa victime, contre le déchiffrage de ses données.


A ce stade nous ne savons pas si une demande d’argent a été faite à Fleury-Michon, ils ne l’ont pas évoqué dans leur communiqué.